Le grand plongeon ! Ou plutôt le grand saut puisque je prends l’avion après n’avoir trouve que des suites de luxes exorbitantes dans les cargos. Pour le départ, je me fais un petit rallye avec un retour express a l’appart de la famille qui m’héberge. Je fais mon sac en 15 min, un record ! C’est méthodique et il n’y a pas de place pour l’hésitation. Les adieux faits, je cours prendre mon bus, le 48. La chance me souris, je n’attends pas trop. Je retrouve Jenya a son arrêt, le bon bus pour l’aéroport n’est pas la. La pression monte. On saute dans un autre, achète un nouveau billet a la gare routière pour l’aéroport. Je me dis que je suis vraiment un andouille de me mettre dans des situations pareilles… A l’aéroport, je pèse mon sac a dos : oula, bien trop lourd mon petit ! Dans le hall de l’aéroport, je change de stratégie. J’éventre mon sac et récupère tout ce qui est lourd pour mon bagage a main, qui du coup se trouve remplit d’un tas de choses des plus inutiles. Le passage chez les douaniers est trop facile par rapport a toutes les contraintes que je me suis tape pendant mon voyage, mais je ne vais pas râler qu’ils ne me demandent aucun des reçus d’enregistrements de chacun de mes hébergements. de Sur la balance du check in, je pose mon gros sac, pile poil 20 kg ! Si ça c’est pas de l’œil…
Dans l’avion, je suis assis a cote de deux hommes d’affaire japonnais, je n’ai toujours pas de plan pour le Japon, je ne sais pas ce que je vais y faire une fois le pied pose sur le tarmac. Je sors mon lonely planet de randonnées et en fait un épluchage rapide et méthodique (il n’y en a même pas une au départ de l’aéroport !). La discussion avec mes voisins s’engage… Me voici déjà a Niigata, sur la cote ouest japonaise, toujours sans aucune idée d’où je vais aller. Les hôtesses de l’air se sont embrouillées les pinceaux avec les fiches de renseignement contre la maladie qui se développe au Mexique et redistribuent les fiches dans un cafouillage ironiquement plaisant a regarder lorsque l’on a du temps devant soi. Me voila dans le hall de l’aéroport. Qui dit aéroport, dit loin de la ville et donc navette de transfert. Mais encore faut-il que je me procure des yens pour payer… Je trouve la banque fermée et au guichet d’information, l’hôtesse gênée m’explique que le distributeur est dans la banque qui rouvre demain matin a 9h. Un temps, je me dis que faire de l’aéroport mon QG pour une nuit pourrait être une idée atypique. S’arrêter dans un lieu ou d’habitude on ne fait que passer… mais voila, je croise un gars russe dans la même situation que moi, qui fait du change a la russe, c’est a dire avec deux autres russes assis sur un banc de l’aéroport.. Et hop, me voila dans le bus au milieu de cette ville qui ressemble a un grand plateau de jeu playmobil tant l’organisation de l’espace semble répondre a des règles et tant il est surcharge de tout pleins de petits gadgets. Je ne sais toujours pas ou je vais. Je ne le déciderai que sur un coup de tête, en fonction des billets de trains disponibles…
Akita 08/06/2009 : Petit cafouillage puisque ni moi, ni mon chauffeur qui m’a pris en stop en train de dévaller la route de montagne ne trouve le superbe onsen (source thermale) au bord de la mer, presque les pieds sur les vagues… Il me dépose donc a un grand SPA associe a ma gare de départ de demain. Il ne me reste plus qu’a trouver un repas et un lieu de dodo. Je suis juste au milieu de nulle part, dans un centre de loisir. Fais le tour des bâtiments pour voir ce qui se présente a moi. Après avoir acheté un paquet de biscuit qui pourrait compléter ma boite de thon a la tomate, je me mets a la recherche d’un lieu de campement. Derrière un bâtiment, je trouve un petit chemin qui part dans une nature un peu moins domptée. Sur la droite, après quelques explorations, je trouve une pinède a peu près plate. Mais la vue sur la mer m’est bouchée et je me ferrai bien cette petite compensation vu que je n’ai pas eu droit a l’onsen. Je reviens au SPA et fait un tour d’inspection des bâtiments et de leurs alentours. Comme dans l’un d’eux je en pige pas ce que c’est, j’entre et constate que c’est un onsen ! La réceptionniste m’accueille et me propose un bain chaud pour 500 yens, soit pas cher. Je suis bien tente, alors je tente de lui dire que ej reviens dans 20 min. Elle ne parle que japonnais et ne comprends pas bien . Elle me demande si je dois retourner a ma voiture ou a ma chambre. Je lui explique donc que je suis venu en train et que je vais camper un peu plus loin. Ah bon ! vous êtes venu en train, alors pour vous l’onsen, c’est moitie prix.
. Ça c’est une bonne surprise, mais je voudrais planter ma tente avant qu’il ne fasse nuit. Je lui dit que ej reviens, mais elle ne comprend pas pourquoi je pars. Et c’est la qu’apparaissent miraculeusement 2 randonneurs que j’ai croise a midi. Ils parlent bien anglais et font interprètes. Sauf que personne ne comprend ou je vais dormir, alors je change mon fusil d’épaule et demande ou je peux dormir. J’appelle le patron pour savoir si vous pouvez dormir la, devant
. Je me vois déjà en train de me faire botter les fesses… Non pas possible par contre sur le parking en contre bas, pas de problème.
Sauf que planter des sardines dans du goudron, ça ne va pas être facile affaire. Mes compères me disent qu’ils connaissent un endroit ou je peux camper. Je monte dans leur voiture, on fait 400m, oui 400m et en plein milieu du SPA, ils me disent voila, la c’est OK !
. Je n’aurais même pas ose demander… Je prétexte de la pente pour me mettre un peu a l’écart, plante la tente et file a l’onsen.
Je suis seul, alors j’y reste une heure. En sortant, je vais me poser dans le salon pour boire quelques verres d’eau fraîche. Un jeune gars arrive. Je vois bien qu’il me regarde avec curiosité, qu’il voudrait bien partager quelques mots, mais comme il ne fait rien, j’engage la conversation. Il parle très bien anglais, c’est mon jour de chance ! Il fait toujours son timide, je lui dis de s’asseoir avec moi. Youhei, 27 ans, souffleur de verre au studio du SPA vient tous les soirs après le boulot a l’onsen. Comme il y a des plats pas cher a l’onsen, je lui demande s’ils sont bon. Il ne sait pas, mais lui aussi n’a pas mange. Comme c’est le cas de certains de ces collègues aussi, on tente de s’organiser une petite bouffe, mais ça tombe a l’eau. Du coup Youhei me propose de venir bouffer chez lui. Seul hic, c’est que c’est a 15 min de moto et que moi, j’ai ma tente au SPA. Eh bien, c’est pas complique, il m’invite a manger et dormir. Je démonte ma tente sans avoir dormi dedans… Et moi qui n’avait ni repas ni lieu de couchage. Ça a du bon la galère…
Sur la route de Sapporo 11/06/2009 : Levé 7h30, il pleut des cordes ! ca tombe bien, je dois plier le camp… Je viens de dormir sur une petite aire de route, dans ma tente matelassée par une herbe grasse et bien verte. Kouchan, que j’ai rencontre dans le ferry et qui m’a pris en stop dors lui dans son van. 13h, arrivée a Sapporo. 14h Kouchan qui n’a pas mange de petit dej’ et conduit toute la matinée n’est plus très lucide : il nous amène exactement a l’oppose de la ou il veut aller, le temple a l’ouest. Je décide d’aider cet homme a mon tour. Je prends la carte ou la ville de Sapporo tiens deux fois dans la pomme de ma main et décode. Je le guide et lui me traduit les panneaux pour que je puisse ajuster. A 14h30 on est au temple, ou une cérémonie de mariage a lieu…
Sapporo 16/06/2009 : Surprenant ! Pour le festival du temple de Muriyama, une procession dans les rues est organisée, mais plutôt que de mette ce défilé aux costumes traditionnels en valeur, il est traite comme une anomalie de la vie normale (de la routine ?). On ne parade pas en plein centre de la rue, mais sur le cote, bien serre. Lorsque le feu passe au rouge on s’arrête, même si cela scinde le cortège en petit morceaux. Les bus dont la voie est occupée klaxonnent de bon droit. On se hâte de se pousser, on s’excuse, entasses sur le trottoir. La parade en perd toute sa majestuosite. Décidément la culture Japonaise n’accepte pas l’exception ! C’est dommage parce qu’il y aurait tellement de choses a mettre en valeur. Mais le rapport des japonais a leur histoire, leur culture est tellement différent du notre. Toujours en contraste, les brochures décrivent le moindre objet comme le plus ci ou le plus ça, unique, exceptionnel. Il nous faudrait comme par enchantement tomber en extase devant une nature morte, sans plus d’explications que ça. Sur commande. Mais dans la vie de tous les jours, la culture n’est pas vécue comme un élément structurant, mais plutôt comme un produit de l’Histoire. Tourné vers le passe, simple résultat ou obligation a accomplir par devoir. Pour les japonnais, leur culture ne comporte pas beaucoup de sens. Ils ne l’apprennent d’ailleurs que très peu a l’école ou le romantisme français et les conquêtes, l’assurance Américaine ont bonne place. Je me demande bien ce qui les fait se sentir nation, mais poser la question demande une introspection a laquelle les japonnais ne sont habitues. Elle reste donc sans réponse, a moins que l’on ne me souffle que c’est un peuple insulaire… Dans ce contexte, l’exception culturelle française prend tout son sens. Il y a pourtant tant de choses qui me bousculent ici qu’il est impossible qu’il n’y ait pas de culture japonaise bien ancrée dans la vie de tous les jours au point de la rendre spécifique. Mais la culture japonaise est certainement moins historique que faite d’un contrôle, d’une peur et d’une soumission au saint système social. Ne pas expérimenter est ici culturel. La règle apporte l’assurance du savoir. Mais les règles sont bien différentes de celles de la France…
A Sapporo, je suis bien décidé a aller faire un tour chez le coiffeur : ma dernière coupe commence a dater et puis je me ferrai bien mettre un petit coup de propre a ma barbe pour la laisser pousser. Ça tombe bien, ici il y a des barbiers de tous les cotes. Je rêve déjà de me faire dorloter la barbe…
Avant de partir, David, le texan qui m’héberge, m’apprend a demander une coupe cheveux et barbe, avec juste un rafraîchissement pour cette dernière. Chez le barbier d’à cote des halles, je fais donc usage d’un peu de japonnais. Le barbier, lui, me regarde placide, comme si ce que je venais de prononcer n’était qu’une infâme bouillie de sons. Il se remet a balayer comme si de rien n’était. Étrange manière de faire du commerce !
Je repends ma petite comptine une deuxième fois en m’efforçant d’articuler et d’éliminer tous les sons qui me paraissent trop français. Rien n’y fait : j’ai l’impression de demander une baguette de pain a un charcutier. Même une troisième fois avec la langue des signe ne me permet pas de me faire comprendre, alors David vient a mon secours, en me regardant étonné. Je fini par être invite a m’asseoir sur le siège devant moi.
Une serviette rentrée dans le col de mon tshirt, le barbier pose un simple drap sans manches sur moi. Il s’absente 5 min pendant lesquelles j’entends pleurer une lame que l’on aiguise. Il prépare ensuite une mixture qu’il fait mousser avec son blaireau : nous voila prêts ! Il humidifie mes cheveux avec un spray et le voila qui s’affère avec ses ciseaux. 1er passage, 2eme, 3eme, 4eme, … Mais combien compte-il en faire ? Moi je ne vois pas la différence hormis qu’un coup, c’est le cote droit qui est plus touffu que le gauche et puis inversement, ou alors que la coupe de la nuque est en arrondi au lieu d’être en carre… Bref, ça prend des heures avant qu’il ne passe a la barbe.
Étrange méthode parce qu’il commence par me raser : la lame affûtée comme un sabre glisse toute seule sur ma peau, puis il dépose sur la petite serviette qu’il a mise sur mon épaule cette mousse encombrée de poils. Les ciseaux reprennent du métier pour aller tailler dans cette masse qui contraste maintenant avec la finesse du grain de la peau. J’aime bien ma tête comme ça, j’ai presque envie de lui dire de en pas toucher a cette barbe proéminente, mais le plaisir d’une barbe bien taillée me fait renoncer a cette idée.
Les 3 premiers coups de ciseaux me permettent de soupçonner l’ampleur de la catastrophe qui va suivre : trop court, bien trop court, maniement des instruments peu habile et coupe approximative. Je tente de me convaincre que ce n’est pas mon métier, que je n’y connais rien, mais je vois de plus en plus de trous se dessiner, d’angles apparaître après des coups de ciseaux aussi long que la lame. Il s’y reprend a 10 fois pour corriger, mais a chaque fois le résultat empire. Le clou du spectacle c’est pour la gorge. Le tête légèrement inclinée vers l’arrière je le vois sortir la tondeuse. Il coupe une première fois très bien a mon goût hormis pour l’arrondi de la mâchoire a droite. Il le voit et le corrige. Trop. D’ajustement en ajustement je vois ma barbe réduire et crains qu’elle ne se réduise plus qu’a un fin filet. Je voudrais lui faciliter la tache, alors je me fais le plus détendu que je peux et me rend le plus passif possible pour qu’il puisse faire comme bon lui entende. J’attends qu’il m’incline la tête, qu’il me la relève, mais non, rien de tout cela. A chaque fois qu’il semble avoir termine, il se remet tout de suite au travail et coupe un peu plus.
Ce n’est qu’après être sorti, en marchant dans la rue que je comprends ce qui s’est passe et prends la mesure du quiproquo : j’attends et me remet a lui pour qu’il soit confortable, mais lui comprend que je en suis pas satisfait puisque j’attends, alors il coupe un peu plus et un peu plus en attendant que je relève la tête pour exprimer ma satisfaction. Je comprends pourquoi le son est rapidement arrive dans les films muets ! Ah ! cette culture japonaise du non-dit me surprendra toujours par les lieux et les circonstances dans lesquelles elle frappe. Dire que tout les deux nous voulions bien faire…
Et c’est sans compter la valeur de la faute qui est intestinalement inadmissible au Japon. Je comprends maintenant l’attitude du barbier lorsque je suis entre. Les japonnais n’ont pas assez de barbe, alors on ne taille pas, on rase. Lui avait très bien compris ma phrase mais feignait de na pas entendre ma requête parce qu’il ne savais pas comment la réaliser. Se protéger de l’inconnu plutôt que d’aller vers l’avant. Se retrancher derrière la langue plutôt que d’expliquer son incompétence en la matière. Qui aurait cru qu’aller chez le coiffeur pourrait etre si instructif !? Il faut tout de même, une fois arrive chez soi prendre les ciseaux et se mettre devant la glace…
En arrivant au Japon, malmené par le choc des cultures et par mon coeur, je m’étais accroche a mon projet initial, faire le pays du nord au sud (les japonnais diraient d’est en ouest) telle une excuse pour laisser du temps au temps. La greffe a pris et l’imprévu est bien venu se mêler de cette histoire. Il a fait la majorité du contenu de ce projet en forme de coquille vide. Mais, s’il a bien alimente ma curiosite, il n’a pas pour autant change le cours des choses, souffrant toujours de cette culture japonaise trop calibrée, trop superficielle et totalement artificielle lorsqu’il s’agit de relations humaines. Je ne me suis pas fait au Japon, ou le Japon ne s’est pas fait a moi, mais dans tous les cas, je me sens prêt a prononcer le divorce. Hokkaido est certainement tres prometteur, mais je sens deja la tromperie de la culture japonaise me rattraper, ces barreaux de me suivre meme au plus profond de la nature. Peu a peu, tôt ou tard, je pressent que le charme tombera et que j’aurais sous les yeux et sous mes pas la multitude de contraintes que les japonnais s’imposent a eux meme et qui rongent ma liberte, qui bouffent mon projet. Je met dans la balance le temps, l’argent et mon desir de liberte : il est temps de partir. Partir ce n’est pas fuir et je compte bien aller faire un petit tour dans l’ouest.
La premiere etape de la liberte, c’est de le faire avec ma methode : une carte, une station service et un pouce. Et la pluie, ne pas oublier la pluie. Je regarde a gauche, je regarde a droite : des constructions a perte de vue, je suis bien loin d’etre sorti de la ville. Mais c’est ca ou.. Ou quoi d’ailleurs ? Quelle est mon alternative avec ma carte qui couvre le quartier ? A la station service, le pompiste hallucine au point qu’il me regarde fixement affale sur sa chaise.
Tokyo 23/06/2009 : Retrouve Tonya la soeur de Sasha rencontree a Vladivostok. RDV est donne a Shibuya, a la statue du chien. C’est 17h30, c’est bonde, mais je suis sur de reconnaître une russe parmi tout ces gens effacés. Elle arrive avec le corps tiré comme si toute la chair devait etre tendue. Ses deux petits seins sont deux obus ronds qui semblent aussi dur que du rock. Cet effet de corps tonique et la grace de la longévité associée au jeux des courbes : c’est elle.
On file dans le sud, sur une ile artificielle construite de toutes pieces avec des dechets. C’est bizarre de retrouver quelqu’un qu’on n’a jamais vu. On change de metro pour une ligne privee aerienne. Sur place, on decide juste de marcher.
On a tous les deux une vision bien differente du Japon : elle y trouve plus de liberte et moins de rudesse. Tout l’oppose de moi ! Ce n’est pas comme en Russie me dit-elle, ici on a la securite que ce soit pour nos affaires ou pour nous. Je peux marche seule le soir, croiser la rue, … et les gens ont du respect. Ils ne sont pas individualistes au point d’exacerber leur superiorite.
. Par contre, avec son look d’etrangere, elle est la cible d’un defouloir masculin. Defouloir ou fantasme, je ne sais pas bien, mais souvent on la prend par la main en lui disant vient avec moi par la
. Quelqu’un d’hors systeme : une opportunité de ne pas respecter la règle sans perturber la machine, sans répercussion et donc sans faute.
Enfin, chose interessante, les gens peuvent se divertir ici.
Le poids de l’histoire est dans les yeux, le regard. Dans ce systeme réglé comme une montre, infantilisant, elle trouve plus de liberte que dans cette Russie encore marquee par les traces du communisme… ou de sa négation tres rapide.
Tokyo 24/06/2009 : … Histoire de boucler la partie traditionnelle, on va faire un tour a la cite interdite : ce n’est plus qu’une large esplanade de gravier gris, entouree de verdure, avec 2 gardes qui doivent etre totalement lasses, un petit pont qui passe par dessus les douves et une large porte, fermee. A bien y regarder, la muraille, le pont et les douves forment un ensemble romantique, et apres ? Je questionne Yuta (qui m’heberge a Tokyo) sur qui exactement vit a l’interieur ? L’empereur, avec sa famille, des invites ? Sont-ils toujours la, vraiment la, assignes a residence sans pouvoir sortir ? Quel est leur role ? Il est incapable de repondre parce qu’il n’en a pas la moindre idee. J’ai du mal a comprendre ces gens qui vivent sans racines, qui ignorent tout de leur histoire et vous font l’apologie du dernier pull machin a la mode ou de l’importance d’accorder sa montre a la couleur de la coque de son portable. Tant de superficiel…
…
On se retrouve donc a Shibuya a l’heure de pointe : c’est juste le carrefour le plus frequente de Tokyo. A chaque extremite des passages pietons, des bras et des jambes s’agglomerent. Les voitures passent, cirdulent, mais ce n’est que lorsque les feux pietons basculent au vert que l’on realise le nombre de personnes. Peu a peu, le bitume se fait grignoter par les pas des pietons qui affluent de tous les coins et vont dans toutes les directions. Le bitume disparait, c’est l’apogee, mais cela dure une bonne minute, au point que l’on se demande d’ou peuvent bien sortir tout ces gens, si on n’est pas en train de nous faire une mauvaise blague. L’espace est totalement envahi. Et puis les lumieres basculent. Deja des retardataires attendent et s’amassent, ceinturant les derniers de la fournée qui s’éparpillent, s’effilochent sur la chaussee. Comme s’ils avaient ete surpris, ils redeviennent individus. Les pas s’accelerent, les regards fixent l’autre rive avec détermination, avec des cous montes sur ressort qui font le yoyo. La voie n’est pas totalement degagee que deja les voitures redemarrent. Le tout sous le feu des ecrans geants qui produisent un monologue interminable que chacun semble ignorer. Ils sont un peu dans leur monde : ils se parlent sans discuter. Ce sont des cages de lumiere et de sons qui voudraient bien vous attirer, vous happer. Ils n’auraient certainement aucun mal a vous digerer dans un large sourire innocent. Le spectacle offert est pourtant des plus triste, accablant. Chaque panneau lumineux redouble d’ingeniosite et d’effet d’animation, mais ce que je vois, ce sont des larmes de lumière. Et ces cris qui sortent de ces fenetres ou des geants aux allures de princesses et de heros sauvant le monde avec un nouveau mascara ou le dernier telephone sonnent comme un appel au secours que ces gloutons de lumiere me font. Ils n’ont d’autre choix que de vous charmer et de vous attirer pour leur propre survie, mais l’on peut lire sur leur diodes cette triste joie, le poids de ce maquillage qui une fois en coulisse les accablent. Je me sens tant désolé pour eux, victime de leur existence, consignée a l’absurde. Accables d’ennui, contraints de vendre du rêve.
Tokyo 25/06/2009 : Surprise dans le train quand je trouve une pancarte disant que le wagon est réservé aux femmes pendant les heures de pointe. Je questionne Yuta. Cela lui semble tout naturel : Tu sais, on ne sait jamais, il y a des pervers
, mais il n’a jamais vu pareille situation se produire… C’est bien japonais ca de se proteger d’une possible eventualite au point de se persuader qu’elle est monnaie courante. Et si cela devait etre vrai, a quoi bon soigner les maux si l’on ne fait rien pour les causes : ils ne se rendent meme plus compte qu’ils sont responsable avec leur systeme ou l’on ne peut rien dire, rien laisser paraitre, qui pousse a la psychose.
Pour Yuta, s’il n’y avait pas ce panneau, ce serait un scandal. Pour moi, il est scandaleux. Il me prend pour un fou et mon point de vue lui parait bien arrogant, impoli. Il est scandalise que je ne veuille pas aider, que je ne vienne pas au secours de ce qui est pour moi une derive du systeme social japonais. Une incomprehension de plus.
…
Je demande plus d’infos sur la culture zen que je méconnais pour comprendre le but, la methode, les croyances, les pratiques, … mais la seule reponse que j’obtient, c’est que pratiquer le zen, c’est se poser et faire le vide en soi : impossible d’en savoir plus sur la methode, le liens avec les dieux, la place du rituel et du prêtre, les pratiques sociales. Mes questions se heurtent a la seule reponse du vide interieur : mais pourquoi faut-il un temple alors ? Yuta en fait n’essaye pas de repondre a mes questions qu’il ecoute a peine et ne tente pas de comprendre : il a une idee en tete, une reponse toute faite. Il est imperméable. Certainement par une meconaissance de sa propre culture, par un désintérêt arrogant a comprendre ses racines. Pourquoi chercher du sens ? Du sens, il en trouve d’ailleurs plus lorsqu’il entre dans une boutique et s’achete un pull.
Tokyo 27/06/2009 : Journee d’ecriture. Journée d’incompréhension avec ma famille d’accueil qui trouve que je perds mon temps. Ils me voudraient occupe a chaque instant a visiter ceci, a visiter cela. Ils ne conçoivent pas que je trouve mon comte dans la vie courante. Pour eux, je n’expérimente pas, je suis en train de glander et c’est insupportable au point qu’ils m’en parlent et se mettent a vouloir m’organiser quelques bonnes distractions. Ils veulent me sauver de cet imprevu et de cet absence de regles que je recherche justement… Je leur fais la preuve que je ne manque pas pourtant pas d’idees, mais rien de bien conventionnel, de bien qualibré. Je fuis ce qui est fait pour les touristes et eux croient que je rejettent leur culture. Je prends le temps de mes affaires courantes et eux voudraient me voir courir partout. Noter dialogue est sourd parce que nos objectifs different : pour eux c’est quantite, pour moi c’est qualite. Pour eux c’est les endroits ou il faut pouvoir dire j’y ai ete, pour moi c’est les petits recoins ou j’espere voir ce qui est cache.
Il y a peur eux dans mon attitude de l’irrespect parce que je ne suis pas interesse par tout ce qui se donne a voir et qu’il faut avoir vu. Je dis bien vu, parce que pas besoin de s’attarder, ni de se questionner pour remplir un peu plus sa check-liste. Nous ne partageons pas les memes valeurs, les memes conceptions et en premier lieu, celle de la qualite. Si le batiment est beau, totalement inonde de touristes et suramenagé, c’est parce que c’est le meilleur, donc il faut y aller, quitte a ne pas profiter de ce qui fait son ame, de ce qui le fait vibre, de ce qui pourra vous toucher. Le soir ils m’embarquent au resto, comme ca ils pourront sauver ma pitoyable journee.
Voyager dans le royaume de la consommation et de la convention n’est pas chose facile. Sortir du systeme, c’est prendre la pression en pleine poire de ceux qui veulent vous y aire re-renter.
Tokyo 01/07/2009 : Hier soir, je me suis pris la tete avec Yuta qui avait decide pour moi que je devais aller manger des sushis frais dans tel petit restau a cote du marche. Interdiction d’aller un peu plus loin, interdiction de ne pas le faire. Mon refus modere que j’exprime par une hésitation (tiens ! je me suis fait au pays…) est resenti comme une agression. Il n’est pas question de tergiverser, je dois manger des sushi frais la-bas un point c’est tout. Le garcon s’enerve et devient tout rouge en me disant que par mon refus, je mets sa parole en doute et que c’est un profond irrespect. Il n’est pas hystérique, juste bien japonais. il affirme que je ne pourrais jamais de ma vie en manger d’aussi bon, sauf que le garcon n’y a jamais ete et qu’il tient l’information d’internet… Il n’en est pas moins que je dise que je n’ai pas besoin du supreme exquis de la perfection est une irritation a l’integrite de sa culture, de ce qui le compose. un veritable affront seulement parce qu’encore une fois cela fait parti des choses qu’il faut avoir faites juste pour pouvoir dire que l’on y a ete. Le garcon n’imagine pas que dans ma vadrouille je puisse trouver un autre port de poisson frais. Il ne comprend pas non plus ma réticence a me faire plumer comme un touriste, simplement parce qu’il n’arrive pas a imaginer avec quel oeil regarde le voyageur. D’ailleurs comment peut-il voir si on ne le guide pas par la main pour lui montrer, si on ne l’assiste pas avec un parcours tout pret.
Je me decide tout de meme a le faire ce resto, au moins en conciliation avec cette famille genereuse qui m’offre l’hospitalite.
Et puis a Tokyo, j’en ai marre, je me dis que je me suis trop range, trop plie a ces regles japonaises qui font que tout fonctionne en un clin d’oeil, mais sans le moindre gout. Il me faut plus d’aventure, alors je decide de me mettre en difficulte : en plus de faire du stop n’importe ou je me mets a eviter les heures d’affluence et commence a tendre le pouce apres l’heure du repas, quand tout le monde est bien rentre a la maison pour le repas. Ca ajoute largement du piment, parce qu’en plus, il fait nuit.
Kyoto 03/07/2009 : … Pour patienter on va faire un tour dans une librairie. Toujours instructif de savoir avec quoi un peuple se cultive. Au milieu des photos-reportages, sans comprendre le titre, je tombe sur un guide intitule Ce que veulent les hommes : leur plaire
. Un vrai manuel de petite boniche dont on aurait bloque la croissance cerebrale. Celui d’a cote n’est pas mieux, il s’adresse aux hommes. Tous deux ne font que repeter des stéréotypes et des lieux communs dont chacun sait qu’ils ne font plus recette depuis bien longtemps. Mais au moins les mots laissent-il de la place a l’imagination, ce qui n’est pas le cas de cet autre magasine ou l’on y apprend comment aborder une femme, l’amener dans son lit, lui faire l’amour et ejaculer. Car oui mes chers messieurs, il ne faudra pas oublier d’ejaculer, telle est la regle ! Je vois bien mon petit japonais en pleine action en train de jetter un oeil a sa check liste pour savoir comment faire et que faire apres. Si peu de spontanéité, tant de nevrose que je comprends maintenant que l’on dise des francais qu’ils soient romantiques. Je rigole de la chose avec Mai (une amie du garcon qui m’heberge, Yasunari), mais je suis atterré, accablé. Pauvres petits qui ne peuvent meme pas profiter de la decouverte de la sexualite sans devoir se rattacher a des regles. Tant de frustration, de culture de la frustration.
Kyoto 08/07/2009 : Parti en bus en suivant les conseils du lonely : il y aurait un bon endroit pour faire du stop. Sur place, impossible de savoir quelle est la bonne direction. Je demande a un groupe de mecano qui veulent me ramener a la gare puis a un vieil homme a velo qui panique et demande assitance a une voiture. Eux veulent me faire prendre la nationale, pas l’autoroute. Toutes ces negociations, politese oblige, me font perdre une bonne heure. Cumule avec la discussion avec Yasunari, je ne suis pas en avance ! Je les quitte et me poste sur la bretelle d’autoroute, a la sortie d’un pont et trop courte, vraiment trop courte. Moins de 50m. Il faut dire que le pays a eu ses écoles de kamikazes… Du coup je passe le panneau que je ne peux rater interdit aux pietons
avec l’espoir d’avoir un peu plus d’espace devant le peage. En moins de 5 minutes, je me fais pecher par la police qui me raccompagne sur ma bretelle trop trop trop courte. Du coup j’y fais du stop, mais les voitures passent vraiment trop vite, je doute qu’elles aient le temps de me voir. Et lorsqu’il y a un camion, je me recule ! Alors que je me demande, deja fache contre moi-meme, combien de temps je vais bien pouvoir rester plante la, deux jeunes reviennent me chercher a pied. La fille a dit a son copain de me prendre. J’aime les filles, même maquées… (il n’est pas descend de marquer ici qu’en plus elle est mignonne dans son joli pantalon noir a bretelles) Ils ont pour simple plan d’aller manger le repas de midi a l’exterieur et proposent de m’accompagner jusqu’au chateau d’Himeji que je veux aller visiter. Si c’est pas de la chance ca, c’est que c’est de la bonté !? Le garcon a voyage en Nouvelle Zelande et y a fait une partie de ses etudes. Il trouve que les gens la bas sont bien plus chaleureux, parce que spontanés. Mais il se refait bien tout de meme au systeme japonais. 17h11 : on visite le chateau de l’exterieur, parce qu’on arrive trop tard. Je decide de poursuivre mon trajet. Ils me deposent sur une toute petite entree d’autoroute. Ca donne l’impression que l’ingenieur a fait une boulette et a desservi avec une autoroute un village minuscule. J’y attends 1h20 et me jette une fois dans le fosse a la vue d’une voiture jaune des patrouilleurs. Finalement, je suis pris par une jeune et sa mère, mais elles ne vont pas assez loin, alors elles me laissent a la Service Area
suivante, une carte routiere dans les mains : juste ce qu’il me manquait. Je me poste devant la station essence parce que c’est la que les gens qui poursuivent un voyage passent. Trajet poursuivi avec un conducteur fou qui roule a 140 (alors que les gens sont plutot a 80). Il me fait rattraper ma galere de 1h20 mais me depose dans une Parking Area
toute petite parce que je n’arrive pas a lui faire comprendre que je voudrais quelque chose de plus grand. Je tente ma chance en jouant du pouce, puis decide de passer du mode passif au mode actif : je vais demarcher. Au 2eme coup, la discussion s’engage avec un homme autour des 45 ans. Il esquive ma question sur le stop, mais je le sens bien, alors on parle d’autre chose, assis sur le petit bout de trottoir devant les toilettes. Un lampadaire nous douche de lumiere. Sa femme, qui parle mieux anglais, rapplique et demande directement ou je dors ce soir. Comme la reponse c’est dans la tente, sur la route, elle me propose de venir dormir chez eux, dans une petite ville, sur une petite ville. Proposition acceptee dans la seconde, bien que ca me fasse sortir de mon itineraire princial. Pendant tout le trajet, on rigole bien, on se chambre meme. Ils m’appellent monsieur Nicolas, avec beaucoup d’ironie. Eux, ils ramènent leur belle-fille a la maison, que l’on atteint a 9h30. Ils m’ouvrent la chambre, dressent le lit, me font prendre la douche en 1er, m’offrent a boire et avant d’aller me coucher remplissent le frigo avec une canette de chaque boisson qu’ils possedent, au cas ou, pour la nuit. Malheureusement, personne ne vient me raconter d’histoire pour que je m’endorme. De toutes façons, en japonais…
Le matin, avant 7h, je me leve avec un petit dej’ deja tout pret sur la table : cafe, oeuf au plat, toast avec du miel, … tout y est ! Ils m’amenent au magasin de golf qu’il gerent. La bas, je tente de taper dans me premieres balles. La chance du debutant me souris au debut, puis, il est confirme qu’il y a du travail ! Ils mettent a ma disposition un ordi, pour que je puisse donner quelques nouvelles a ma famille et je converti leur ordinateurs a Firefox. Un service en vaut bien un autre. La discussion va bon train avec eux et leur employee. Avec google maps, je leur montre mon chez moi et l’urbanisme a la francaise. Comme tout ca prend du temps, ils m’offrent un curry et une pasteque concoctée par le grand-père, dans son jardin, son petit potager. Dans notre discussion, je leur ai dit que je n’avais pas de tonnes d’affaires dans mon sac, mais que deja il pesait lourd. Et voila qu’ils se disent qu’ils peuvent encore me filer un petit coup de main : ils m’offrent 3 nouveaux tshirt et 3 paires de chaussettes. Ca va me faire du poids supplémentaire, mais je sais que je ne peux pas refuser. C’est comme ce billet de bus pour Hiroshima que l’on me glisse dans la main : il n’est plus temps de refuser. Comme s’il manquait encore quelque chose, au moment ou je monte dans le bus, le mari me glisse 3000 yens dans la main. Je tente de les refuser, c’est trop, mais en vain. Il y a des fois, comme ca ou l’on fait de bonnes rencontres et je me dis que ma mise en difficulte en faisant du stop apres les heures de repas n’y est pas pour rien. Bienvenue dans mon Japon, celui que l’on prend a la dure et qui se révèle tout doux…
On ne visite pas le Japon, on le perturbe. Car ici, le systeme social et d’interactions sociales n’est ni improvise, ni pris a la légère. Visiter le Japon revient pour les japonnais a accepter qu’un intrus face irruption dans le système bien réglé qui assure leur bonheur, leur bien-être. Car ici tout est régit, il y a le ying et le yang, ce que l’on peut faire et ce que l’on ne doit pas faire. Il n’est pas question de sortir des clous. L’originalité represente une excentricité qui n’est autre qu’un risque majeur de voir s’effondrer tout le systeme. L’etranger, pauvre naif, est parachute dans ce systeme dont il ne connais pas les regles. Il ne peut que le perturber et de ce fait represente un danger, dont il vaut mieux se proteger. Et voila la boucle bouclee, le systeme qui se referme, la peur qui se cultive. Au Japon, on vous regarde et l’on change de trottoir 20m devant vous pour eviter la panique d’une situation dont on ne connais pas la regle. La meilleure solution, c’est la fuite, l’evitement.
Le Japon fait encore la chasse aux sorcieres. C’est certainement le pays le plus sur du monde, mais tout y es tellement regit par des regles, un code de conduite rigide et sans fondement que l’on puisse vous expliquer, qu’il y est impossible d’y avoir une independence. D’action. D’esprit. Le plus sur est encore de suivre la regle, parce qu’elle permet de predire. Du moment qu’elle existe… Parce que, ce que ne voient pas les japonais, c’est que c’est aussi la solution la plus risquee parce qu’elle leur hote toute capacite d’adaptabilite pour faire face a toute sorte de situation. Finalement, le pays qui se veut etre le plus sur du monde en protégeant ses citoyens en est peut etre le moins sur. C’est le paradoxe japonais.
Du Japon, j’attendais un pays a la culture profonde et a la spiritualite developpee. Mais une fois au Japon, je realise qu’un de mes probleme c’est que je en reve pas. Les regles qui regissent ce pays et ce peuple sont trop strictes pour moi qui aie besoin de liberte. Je ne retrouve pas tout le mystique de l’univers de Myazaki, ni celui de Gulliver de mon enfance. Leur cote méticuleux et cette rigueur castratrice me coupent l’imagination. Je me sens prisonnier d’une boite. Je n’ai plus d’espace d’expression, ni d’espace personnel tant tout est range, calibre, millimètre. Adieu les grands espaces russes… Enferme dans ma tete, je patine dans mes réflexions personnelles, philosophiques. Je perds un peu le fil de mon voyage et puis me ressaisi : je veux voir ce qu’on ne peut pas montrer : la culture clandestine.
La plupart de la culture moderne est légère, superficielle et fausse
Myazaki : Bienvenue au Japon ;-)
Fast Food
samedi, septembre 26 2009
Entre extase et déception, le Japon a la baguette
Par Nicolas MANDIL le samedi, septembre 26 2009, 12:24
Pour l'apéro, de quoi picorer dans 4 mois de voyage
Par Nicolas MANDIL le samedi, septembre 26 2009, 11:02
Il y a tant a dire, que je vous donne des bribes, des broutilles de ce qui s’est passe dans ma vie de voyageur pendant ce long moment de silence. Juste de quoi vous mettre au jus (un p’tit jaune ? :-p). Vous étiez encore avec moi en Russie…
Après la Russie, j’ai passe 2 mois a tournicoter au Japon et puis un mois a valdinguer a Taïwan avant de sauter dans un avion pour le Vietnam ou je suis depuis un peu plus d’un mois. J’ai commence par le sud et suis en train de remonter vers le nord. Je ne vois toujours pas le temps passer, mais il faut dire qu’avec toutes mes idées farfelues pour sortir des entiers battus, des aventures, il m’en arrive ! Tiens la dernière, je me suis acheté une moto, comme ça je suis bien plus indépendant, sauf des soucis mécaniques. Tellement indépendant que je suis a 2 doigts de planter la tente et d’ouvrir mes rations de survie a 9h du soir sur un chemin forestier défoncé par les pluies torrentielles des derniers jours, en pleine jungle. La suite devrait être un teck dans la jungle, mais je galère a organiser ça ici a cause du contrôle de l’armée que j’ai déjà un peu trop croisée au goût de mes parents… Vous voyez bien que je tente de m’assagir, je vous l’avais dit !
mercredi, mai 20 2009
SMS life, vie essaimée
Par Nicolas MANDIL le mercredi, mai 20 2009, 10:00
A Irkoutsk, j’achète une carte SIM et reprend cette vie moderne ou l’on blablate par le biais d’une prothèse, ce prolongement du moi dans les ondes…
Mots crus pour qui lit* cru. Des messages a lire en creux, avec quelques accros… a-ddictés, sans plume ni crayon.
*Pour les grenoblois l’y
Nico, sois sage !…
Lena
…
15-03-2009 20h29 De Lena
Et si tu viens chez moi demain? Tu viens qd tu veux. Ca te va?
…
16-03-2009 20h30 De Lena
Si tu veux, tu peux venir vers 11:30 demain, si j’ai qqch d’urgent a faire, ce ne prendra pas beaucoup de temps, juste le temps que tu seras en retard ;-)
16-03-2009 20h49 A Lena
Ok, com ca, ca te laissera le temps de dormir sur ton burO… :-/ Ces profs payé a ri1 foutre
16-03-2009 20h54 De Lena
Encore des gros mots, Nicolas ! ;-(
16-03-2009 21h06 A Lena
Ca fé plézir ke tu voi tou lé éfor ke je fé pr amélioré ton fr… (don ta gramR é ton ortograf) :-p
16-03-2009 21h40 De Lena
;-) et le lexik! Je vais t’apprendre à mon tour des gros mots russes.
…
17-03-2009 11h32 A Lena
Je suis en train 2 tenT mon record 2 retard, vu ke maintenan tu T faite a mon 1/4h habituL :-p! Chui la ds 20 min, si le chauffeur retrouve la pédale d’accélérateur…
…
18-03-2009 11h32 A Marjolaine
Ok pa 2 soucis ki pose de pb ;-), on voit ca ce soir! Traduisez, mangez, dormez, pour un BonR PARFAIT! ;-) Attention ce sms comporte un agent de motivation et de courage extremement puissant… A utiliser à vos risques et périls :-p
…
18-03-2009 15h32 A Lena
Coucou ma pitchounette, ta journée é T L osi radieuse ke le soleil? je fé D course, ms G bi1 envie de te voir, dis moi si T dispo… Bisous
…
19-03-2009 09h43 A Lena
Je pense venir t’empecher de travailler, fer le débile dans les couloirs, te fer D chatouilles et t’app madame le professeur* d’ici 1h : dis moi si ca te va? (ca peut etre bien plus tard si t’as besoin) :-*
“*Elle m’a repris quelques jours auparavant madame LA professeur
. J’avais fais une de ces gaffe…”
…
19-03-2009 20h50 De Lena
Je voudrais bien t’apelé Nico, ms vu ke tu es ac les filles,je n’ose pas ;-) Je te passe un bisou :-*
…
21-03-2009 13h09 A Lena
Ah ben je ne sais pas prkoi, ms la nuit derniR G U bcp moins cho ke la précédente… Mon boulot a été dur, ms C bi1 paC. Contente 2 retrouV ta maman qui fé D confitures délicieuses? Pr ma surprise, tu pe me redire T soirs 2 libre 2 la semN prochN. Pl1 D bisous!
…
23-03-2009 09h33 A Lena
Ah! Ben enfin… ;-) :-p si tu me donne ton h d’arriV, je dois mm pouvoir venir te chercher a la gare… et te fer le + gros bisous du monde, au milieu de la place, juste pour etre bien sage ;-). Sinon, je te le ferrai ds la soirée… (devant T colocs?)
23-03-2009 09h50 De Lena
Ah non! Pas devant mes colocs! Si je continue com ca, elles trouveront une autre plus sage… On pourrait se voir ds la ville…
23-03-2009 09h55 A Lena
Ok, je préviens la tv alors! A qL h? Si t’as besoin de bosser, moi aussi, ms on pourrait le fer ensembl, que je poz ma main sur ton genou tt lé 3 min*…
“*Je me fais gronder régulièrement pour ca. Satane cote tactile ;-)”
…
23-03-2009 14h47 A Lena
Bien sur ke je bosse! Ne crois pas ke tu va arriV a m’éviter ;-)! On se voit tous les jours de la vie, tant ke le coeur nous en dit…
…
23-03-2009 22h04 De Lena
Tu me fais savoir si tu arrives chez toi sans histoires douratchok* :-)
“*Andouille. Il faut dire que je l’appelle régulièrement mon andouille
… Le suffixe tchok
ou tchka
au féminin adoucit le sens, c’est un peu notre ette
”
…
23-03-2009 22h07 A Masha
I’ve prayed all the day long the sky, the 4 elements, trees, birds, rainbows, the moon … and Shrek for your success in today exam : did it work ? On wednesday I plan to be with you…
23-03-2009 22h18 De Masha
Shrek and his donkey helped us :-) So great! We have the same plan! We will have a party at Kate’s flat.
…
24-03-2009 11h54 De Lena
Coucou, ca va ? Tu bosses ? Je peux venir chez toi pour te déranger ?
“Il faut bien que je garde des preuves…”
…
24-03-2009 23h07 A Lena
Alors, le siege t’as devorée, le chauffeur a tenté 2 t’assassiner, ou de t’ouvrir T colocs ont refusées? Tu C, il y a tjs mon canaP…
24-03-2009 23h46 De Lena
Je prefere passer la nuit dehors ou ds le bus ac un chauffeur maniac* ;-) Faut ke tu trouv une autr copine ds ce cas…
“*Les russes emploient maniaque
pour dire obsédé
”
25-03-2009 00h21 A Lena
J’SpR kil y a D soldes en ce moment… Pcq ma dourtchka m’aV couT cher! J’en choisirai 1 ki ne me vol pas mon chocola, ki na pa pl1 2 regles bidon, ms ki soit osi malicieuse ke toi! ;-) Si tu dors dehors, tu ve ma polaire?* ;-) (la prochN foi, je te ligotte et creve lé pneus du bus) Profite bi1 de notre lit :-p
“*Question d’une récurrente récurrence, la demoiselle ayant toujours froid…”
…
26-03-2009 00h08 De Lena
Tu ne m’as pas fait de bisous en partant…
26-03-2009 00h23 A Lena
Tu C bi1 kil ne fo pa kil se passe qqch entre 1 garcon é 1 fille pdt la nuit…
26-03-2009 00h26 De Lena
Et si j’ai envie ? …d’avoir un tt petit bisous…
26-03-2009 00h31 A Lena
Tu C bi1 kon a pa ce kon demande… Et pui je ne fé pa 2 bisous par téléphone…
26-03-2009 00h36 De Lena
Nico, j’aimerais bien d’avoir ton bisous réel… Merci de la soirée.
26-03-2009 00h54 A Lena
Pa ce soir… Si je saute ds 1 taxi pr te le fer, T “colocs” ne vont pas apprécier*… Il te fo dormir pr tenir debout 2m1. GT vraim1 conten ke tu viN ce soir, ma douratchka!
“*Je ne peut jamais aller chez Lena. Mon pied passé la porte pourrait déranger ses colocs. Et elle, elle pourrait prendre un coup de pied au derrière. Enfin, c’est ce qu’elle suppose…”
26-03-2009 10h04 A Lena
G retrouvé le soulier d’une très jolie fille que j’ai rencontré IR soir et ki é parti un peu trop vite a mon gout… Je voudrais la retrouver et qu’elle me fasse encor D baisers…
26-03-2009 10h12 De Lena
Vous devez vous mettre en 4 pr la retrouver et avoir ce ke vous voulez.
26-03-2009 10h20 A Lena
Heureusement ke je sui 1 hom averti, com ca j’en vaut déjà 2! Et pui bon j’m bi1 l’origami… 11h ca te va? On fé D courses pui on pe regarD 1 film fr ;-) par ex
…
26-03-2009 01h52 De Marjolaine
Hello! Je pense que tu dors mais nous, on bosse pour toi et on t’a récupéré un joli souvenir! Sur ce, bonne nuit!
…
26-03-2009 14h33 A Katya
Yes I’ve seen that this morning. Do you have it with you or can we meet tomorrow, Mermade?
26-03-2009 14h39 De Katya
Ostin I think tomorrow will be better. Write and I will try to meet you :-)
…
26-03-2009 23h24 De Lena
Les fleurs sont tres jolies :-) Merci Nico.
26-03-2009 23h58 A Lena
C pcq L poussent O soleil kel réchauffent le coeur. C pcq L st parfumées kel peuvent t’enivrer. C pcq leur coeur te sens ke C 1 peu le mien…
…
26-03-2009 11h26 De Marjolaine
Non, ca peut attendre! Bon voyage officiel/cieux!*
*L’officiel c’est a Olkhon, ou la traversée sur le lac gelé commence a être dangereux, l’officieux a Oulan-Oudé. Lena ne le sais pas encore…
27-03-2009 14h43 A Marjolaine
Finalement, on va mourir ds 1 bus… on en a tt le 2 envie. Tu peux me filer le num et le nom du village 2 Valentin* stp, on va pe etre y fer étape ;-)
*Shaman
27-03-2009 14h46 De Marjolaine
Valentin 8-914-… village de Elantsy. Appelle le avant de débarquer !
27-03-2009 14h53 A Marjolaine
Oh ben il devrait bien pouvoir lire ds qqch kon arrive… :-p au pire, je lui donnerai 1 cou 2 main* : :-p
*Valentin lit ds les mains…
…
30-03-2009 22h39 A Lena
Ok, ms interdiction 2 me toucher alors*.. :-p Ca ne m’arrange pas av 14h (mm si C possibl). Pr le reste (=sinon), dis moi, je m’adapte ;-)
“*Se souvenir que je n’ai même pas le droit de poser une main sur son épaule, son genoux, …”
…
30-03-2009 23h02 A Lena
Vendu ! On pianote 2m1 sur nos bidules sans fil pr organiser 7 instant 2 bonEr… Douce nuit, rêves sucrés
…
01-04-2009 15h54 A Katya Blond
Hi! How are you ? My feet wish to bring me out of Irkutsk for a few days. I should be back on wed next week, so lets meet after this short trip, except if you’re in the G20 with Obama ;-)
01-04-2009 15h57 De Katya Blond
Hi, ok, it will be fine. Where are your feet now taking to go ? :-) and what is G20 ? :-)
01-04-2009 16h02 A Katya Blond
My shoes are going to Arshan, but my feet… ? G20 is a big meeting with 20 most influent countries in the world : they can decide things for all the earth, and maybe the moon ;-)
01-04-2009 17h14 De Katya Blond
Ha-ha, I see :-) hope you’ll like Arshan, you should visit waterfalls there, have fun and I hope to heard from you soon! ;-)
…
07-04-2009 00h08 De Lena
Je sui ds le taxi moskvitch ac 2 hommes turkmens ou tadjik*… Si je dors chez moi cette nuit, je suis bien chanceuse ;-) Bisous mon chéri
*Ces hommes sont réputés pour leur sang chaud en Russie
07-04-2009 01h12 A Lena
Soit chanceuse alors, C 1 ordre! ;-) Bonne nuit ma chérie…
…
07-04-2009 13h24 A Lena
Je te retrouve a l’univ vers 3h, com ca, on pourra aller chercher ton cousin ensembl… Ca fé lgts ke je suis pa allé a l’école :-p
07-04-2009 15h34 A Lena
Je prends juste le marchrutka, dsl, fo ke je m’entraine pr fer la lessive* plu vit… ;-)
“*A la main…”
…
10-04-2009 11h44 De Katya Blond
Hi Nicolas! How are you doing ? Have you come back from Arshan ?
10-04-2009 12h23 A Katya Blond
Yuhu! Yes, after some fresh bath for my feet, I’ve now them on the city ground. However I don’t know where is my head ? ;-) Maybe I’ll abandonn the rest of my body to anything you’ll propose, at any time, any place, just for the fun ;-)
10-04-2009 12h28 De Katya Blond
Ok, how about going to a night club tomorrow or the day after tomorow ? ;-)
10-04-2009 12h40 A Katya Blond
Only 1 ? :-p pfff. Ok! it will be a new challenge for my feet ;-). I’ll stay tuned with you to know witch night will be the more vibrant for ours bodies ;-)
10-04-2009 12h51 De Katya Blond
Ha-ha :-| you’re funny : yeah, usually we go to 1 night club, so I’ll tell you time and place soon, ok ?
10-04-2009 13h00 A Katya Blond
Ok! In the waiting I’ll try to get some freedom from my slave status with my feet ;-)
10-04-2009 13h15 De Katya Blond
How long are you gonna stay in ours city ?
10-04-2009 13h40 A Katya Blond
I don’t know exactly, 2 weeks or a little bit more. But once a morning my shoes will perfectly fet to my feet, and my bag will be as light as clouds that I’ll have to leave. Let’s have a coffe, share an afternoon, visit the city, discover the moon, speak about your dark side or anything that make sens to you. No rules, everything spontaneous, unbelievables wishes. Everyday life. True life.
…
11-04-2009 16h51 A Lena
Samedi, le jour D chérie! Sa-me-dis kon se retrouve en 7 fin d’apm. Si je m’écoute, j’accours car G 1 faim de loup. Ms je ne voudrais pas te fer louP la fin de ton cours. ;-) Sa-te-dis ? :-p
…
14-04-2009 21h54 A Tanya
I won’t sleep at home tonight ;-). Have a good night* :-)
“*C’est que réveiller les colocs a 2h du mat quand je rentre parce qu’il ont mis la sécu, ca le fait moyen…”
14-04-2009 21h58 De Tanya
Ok. :-) тебе тоже спокойной нотчи! :-) can you read it ?
14-04-2009 23h01 A Tanya
I can even feel it ;-). See you tomorrow 8-)
…
16-04-2009 08h37 De Lena
Je profite… Je fais le menage. C’est “Jeudi propre” avant Paques… On se voit apres midi si tu ve ;-)
16-04-2009 10h25 A Lena
Oh non, j’en ai marre de te voir… ]-) :-/ ;-) :-p Je ne C pas encore qd, je ve écrire encore 1 peu. Ta cours de kL eur a kel Er finalement ?
16-04-2009 09h37 De Lena
Ok, tu me previens alors quand tu pars. Le jour de ton depart je t’enverrai un message pr te dire au revoir. Je suis gentille :-)
…
17-04-2009 17h18 A Lena
J’écris, j’écris… Ms je ferrai bi1 autre ch ce soir ;-). Et toi ma chérie, comment se passe ton marathon ? Il se termine tard ?
17-04-2009 17h59 De Lena
Je suis contente que tu ais bien remplis ton temps;-) Moi, je pense que jamais mon marathon ne finira…
17-04-2009 18h09 A Lena
Ma pauvre B-)! Je V fer 1 peu de cuisine, com ca t’Ora qqch a te métr ss la dent O stand 2 ravitaillement ;-), pr tenir jusK la fin de la course 8-). A - ke tu prefeR ke je viN te soV av ? :-p
17-04-2009 17h16 De Lena
Comme ton coeur te dit…
17-04-2009 18h23 A Lena
Il me dit de fer 1 petit truc pdt 1 bonne heure et 2 te rejoindr… La ou tu sera ;-)
17-04-2009 17h31 De Lena
On se voit sur la lune alors, dans ton bonne-heure*? :-*
“*La, je suis jaloux de ce jeu de mot ! ; Vu que j’ai toujours une heure de retard…”
…
20-04-2009 14h29 A Lena
Ouai! Je suis en train 2 cuisiner. J’en ai bi1 pr 1h30…
…
21-04-2009 21h49 De Lena
Toi fais des reves avec des belles filles japonaises ;-)))) Bisous sur ton nez :-*
21-04-2009 21h56 De Lena
Non, en fait, je change d’avis. Tu auras D reves ke ac Lena et peut etre aussi un éléphant rose :-*
21-04-2009 22h59 A Lena
Japonnais l’éléphant rose ? :-p
…
22-04-2009 22h45 A Lena
D bisous tout doux pcq je suis fou. D reves tout sucré pcq ca me plai. D calins 1 peu cokin juste pr attendre 2m1…
22-04-2009 22h51 De Lena
Nico, t’es vraiment fou… Je viens de me coucher et je pensais a toi en t’imaginant ds mes bras… Merci mon chéri, dors bien… Je t’embrasse fort :-*
…
23-04-2009 08h34 A Lena
Coucou ma chérie! Tu viens qd ce matin (horaire russe, pas FR* :-p)? Tu pourrai m’apporter 1 boite de thon, stp. ;-) Bisous
“*retard compris donc…”
23-04-2009 08h38 De Lena
Coucou Nico, je serai chez toi ds 40min envir. Meme plutot :-) Bisous…
23-04-2009 09h43 A Lena
Tu veux ke je viN te chercher a l’arret, ma douratchka ?
23-04-2009 10h08 De Lena
J’ai pris le 10, si tu veux pas que je me trompe de direction… viens me chercher :-)
23-04-2009 10h20 A Lena
Je t’attends a l’arret. Incroyable, je suis largement en avance… ;-)
23-04-2009 10h26 De Lena
Ho-ho, c’est moi ki sui en retard… J’arrive :-*
…
23-04-2009 12h54 A Tanya
Hi Tanya! Did you dream about linux* :-p ? Please, remember my 15-20 min phone card ;-). See you very late to night B-)
“*J’ai installe Linux sur les ordi de mes colocs, en leur expliquant que sous Linux, il n’y avait pas de virus…”
23-04-2009 13h00 A Tanya
There are many kinds of cards. For exemple, сивирь телеком. Also, you have to ask a shop assistant. Linux is mine ! ;-)
…
23-04-2009 17h27 De +790866…
Hi Nicolas! This is Kate. What are you doing?
23-04-2009 17h46 A +790866…
I’m buying a phone card to call in fr and go to university bus stop. Ours meeting is planned at 18 : don’t say me I’m wrong… :-z
23-04-2009 17h47 De +790866…
meeting with whom ?
23-04-2009 17h50 A +790866…
With you… Are you playing with me ? ;-)
23-04-2009 17h52 De +790866…
No, I’m not. But we didn’t plan to meet today, I was just going to offer it!*
*La, je n’y crois pas, je sais que Katya est tres joueuse…
23-04-2009 17h55 A +790866…
So, I’ll be in university bus stop in 5 min ;-)
23-04-2009 17h57 De +790866…
It’s great, but I’m at home now and I think I’ll be at the center in 45 min. How about going to the embankment ?
23-04-2009 18h12* A +790866…
Hum, I’ve understood, there is a ‘KATE’ missunderstood, sorry. I’ll be busy now. Lets meet later ;-)
*Le temps de retrouver les filles et de s’expliquer…
23-04-2009 18h14 De +790866…
ok, let me know when you’re not busy :-)
…
26-04-2009 00h41 De Lena
Vous avez volé mon bisou, vous devez etre puni!*
“*Mon quota est soit-disant épuise”…
26-04-2009 00h46 A Lena
Moi, G rien fé! Vous m’en avez juste donné 1 de plus : celui qui débordait de votre coeur ? ;-)
…
27-04-2009 00h34 A Lena
Je ne trouve pa 2 petit bonhomme ki serre fort ds lé bras ;-), alors a défaut : :-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*:-*
…
27-04-2009 14h15 A Tanya
Tanya, could you buy a big new internet card to update your antivirus ? ;-)
27-04-2009 14h20 De Tanya
I have another card because kostya’s modem doesn’t work on my computer
27-04-2009 14h20 A Tanya
Now it does ;-)
27-04-2009 14h22 De Tanya
Do you mean that it works on my computer ?
27-04-2009 14h24 A Tanya
Yes with a new OS…
27-04-2009 14h24 De Tanya
Ok. I will buy a card :-)
…
27-04-2009 14h13 De Lena
Ok. Dans 1 heure a la gare. Les retards ne sont pas pardonnés :-p
…
27-04-2009 23h40 De Lena
Merci d’avoir appelé, Nico… A demain, mon chéri… Dors bien :-*
27-04-2009 23h47 A Lena*
Ca m’a fait bcp bcp bcp 2 bi1 ma chérie! Ke ta nuit soit si douce ke tu es l’impression 2 dormir sur un nuage… :-*
*Apres s’etre mis d’accord sur la suite/fin de notre relation. J’ai besoin de temps et d’éloignement pour mieux comprendre ce que je ressent. Et puis je veux continuer mon voyage, c’est important pour moi… Partir n’est pas simple.
…
28-04-2009 21h22 De Lena assistante culturelle All
Salut! demain si tu as le tems entre midi et 1h pour passer au bureau pour prendre du cafe/the/vodka/cognac ce serait cool :-)
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30-04-2009 06h03 De Tanya
We so like to sleep! :-( we will see at the station!
30-04-2009 06h05 A Tanya
Don’t worry, stay in bed! ;-) see you
30-04-2009 06h59 De Tanya
We spent so funny and happy time! I hope we will do it again next year, don’t we? ;-) Good luck and have a nice travalling ! :-)
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30-04-2009 06h30 De Lena
Nico, sache bien choisir ton chemin, sois heureux. Tu restes dans mon coeur, je te garde… Je t’embrasse fort…
30-04-2009 07h47 A Lena
Lena, merci ma douratchka ;-). Je reste dc 1 peu en russie, avec toi :-). Soit forte, présente a toi mm, libre et profit 2 la vie. L te le rendra… Pleins 2 souvenirs, pleins 2 moments forts, pleins 2 bisous, plein 2 tendresse. Tout plein.
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