Il y a tant a dire, que je vous donne des bribes, des broutilles de ce qui s’est passe dans ma vie de voyageur pendant ce long moment de silence. Juste de quoi vous mettre au jus (un p’tit jaune ? :-p). Vous étiez encore avec moi en Russie…
Après la Russie, j’ai passe 2 mois a tournicoter au Japon et puis un mois a valdinguer a Taïwan avant de sauter dans un avion pour le Vietnam ou je suis depuis un peu plus d’un mois. J’ai commence par le sud et suis en train de remonter vers le nord. Je ne vois toujours pas le temps passer, mais il faut dire qu’avec toutes mes idées farfelues pour sortir des entiers battus, des aventures, il m’en arrive ! Tiens la dernière, je me suis acheté une moto, comme ça je suis bien plus indépendant, sauf des soucis mécaniques. Tellement indépendant que je suis a 2 doigts de planter la tente et d’ouvrir mes rations de survie a 9h du soir sur un chemin forestier défoncé par les pluies torrentielles des derniers jours, en pleine jungle. La suite devrait être un teck dans la jungle, mais je galère a organiser ça ici a cause du contrôle de l’armée que j’ai déjà un peu trop croisée au goût de mes parents… Vous voyez bien que je tente de m’assagir, je vous l’avais dit !
Tag - En pleine nature
samedi, septembre 26 2009
Pour l'apéro, de quoi picorer dans 4 mois de voyage
Par Nicolas MANDIL le samedi, septembre 26 2009, 11:02 - Fast Food
mardi, juin 9 2009
Retour dans le monde de l'argent et de l'eau thermale : tic-tac, tic-tac, tique-paf
Par Nicolas MANDIL le mardi, juin 9 2009, 17:55 - Faits d'hiver
lundi, juin 8 2009
Quand la douleur s'installe et que le mode secours est enclanche, le soleil brille toujours
Par Nicolas MANDIL le lundi, juin 8 2009, 16:45 - Faits d'hiver
dimanche, juin 7 2009
Chemin par bribes pour une partie de cache-cache
Par Nicolas MANDIL le dimanche, juin 7 2009, 10:33 - Faits d'hiver
samedi, juin 6 2009
Au milieu des geants, la chance ne se convoque pas
Par Nicolas MANDIL le samedi, juin 6 2009, 14:45 - Faits d'hiver
jeudi, juin 4 2009
De la Lune a la jungle urbaine
Par Nicolas MANDIL le jeudi, juin 4 2009, 05:54 - Conte
Je viens de publier le billet Vous Ser-ge ?
du 15/05/2009 qui ne l’avait pas ete suite a une erreur technique de ma part… Voici le lien
Les voix commencent a s’elever. Je les entends de plus en plus distinctement. Nico, tu as trop de retard sur ton blog, saute donc des etapes et raconte nous ta vie actuelle, au Japon
. Mais je suis une tete de mule… Ou plutot, il y a vraiment des moments que je voudrais partager avec vous. Alors changement de strategie et bien venue au coeur de mon carnet de voyage… En esperant que vos arriviez a decripter ;-)
Voici tout de meme quelques qbreviations que j’utilise regulierement : ms
pour mais
, c/
pour contre
, un c surmonte d’un trait
pour comme
et c?
pour comment
. Alle, pour le reste, a vous de deviner…







mercredi, mai 13 2009
Un ticket pour le paradis svp
Par Nicolas MANDIL le mercredi, mai 13 2009, 13:35 - Conte
-3°C par une journée ensoleillée. J’ai l’impression qu’il fait +10°C… Un peu plus et je devient gourou solaire et demande le titre de météorologue honoraire vu qu’hier il faisait pourri ! Heureusement que je n’ai pas oublié mes bagages… (Chris, elle est pour toi celle la) Je sais tout de même que le froid on ne le sens pas venir, alors je met pour la première fois mon pantalon doublé. Jusque la, j’ai fais du T-shirt, jean et coupe vent. Jusqu’à -10°C ca passe. Un petit degré de moins ou un petit coup de vent et je commence a rêver de la polaire qui est dans mon sac…
Je découvre une ville qui vit et dont le pouls est rapide. Krasnoyarsk s’agite. Rien ne traine ici. C’est vraiment impressionnant, ca envoie du bois ! Quelqu’un a du appuyer sur la touche 2x… Je me demande si c’est je dois mettre ce dynamisme sur le compte de l’économie dans cette ville qui était fermée aux étrangers pendant l’époque communiste ? Pour se rendre compte du rythme effréné de cette ville, le mieux est encore d’aller attendre un bus a l’arrêt, a la sortie du pont principal : un bus y arrive toutes les 15 secondes et il n’est pas rare d’en voir 4 en même temps ! Vu le défilé que c’est , je les déguiserai bien moi ces bus, ce serait marrant…
J’en prends un pour filer faire un tour au zoo, histoire de faire connaissance avec les bestioles que je pourrais rencontrer pendant mes petites expés… Mais avant les grandes émotions, faut-il encore le trouver le zoo ! Je baragouine quelques mots a ma voisine, sans grand succès, alors je vais demander a la vendeuse de ticket qui est dans mon bus, le 50. J’ai de la chance : un, parce qu’elle est mignonne et deux parce qu’elle parle entre 3 et 4 mots d’anglais. Tiens, cette ville se serait-elle laissée aller pendant quelques minutes pour ne pas me faire de salle coup ?
D’habitude, je ne suis pas bien fan de zoo, et la, ca se confirme. Les animaux semblent complètement fous et apeurés. Les ours polaires marchent inlassablement d’un coin a un autre en balançant leur tête. Ils ne sont pas les seuls, les tigres ne font pas mieux. Je suis pour le moins mal-a-l’aise… Cet Homme qui croit dominer le monde…
Je fini par aller au musée régional, a deux pas de mon hôtel tant il est conseille par mon Lonely. J’entre et me fait hurler dessus par une grand mère qui prend des airs exaspérée. Décidément, ici, lorsque on passe une porte d’entrée et qu’on se présente au guichet, l’accueil est très particulier ! Certainement une coutume locale… Je vais donc a la caisse qui est dehors et bien que ce soit dans les horaires d’ouverture, il n’y a personne. 5 minutes passent et toujours pas le moindre signe de vie. Une nuée de voitures arrive devant le musée. Les portières s’ouvrent et libèrent des jeunes gens qui sautillent de plaisir. L’une d’entre eux porte une belle robe crème. Aller au musée pour un mariage, tiens, en voila une idée !? J’explique a un petit groupe de 4 personne qui s’est agglutiné dans un coin mon soucis. Le jeune gars qui m’aide n’est pas plus chanceux que moi a la caisse : on retourne s’expliquer avec l’orage a l’intérieur. Alors qu’elle nous dit qu’elle ne veut rien entendre, que la caisse c’est la caisse, le marié qui voit la situation lui fait un pied de nez en me tendant un billet qui lui reste… L’orage tente de résister, mais son monologue est déjà obsolète. Elle perd tout pouvoir lorsque je lui tends mon ticket et exécute la seule tache a sa charge : déchirer mon ticket. La règle, c’est la règle ! Mais ca n’empêche pas les petits tours de passe-passe pour la respecter… ;-) Enfin, alors que je visite le musée depuis quelques temps, une dame qui me voit en passant me pose une question pour laquelle je ne comprends que l’intonation. Elle me demande de venir avec elle, et, en moins d’une minute on me fait passer une porte de sortie dérobée. Je suis surpris, mais amusé. Ça me fais tellement rire que je n’oppose aucune résistance, ni verbale ni physique. Je rigole juste de l’étrangeté de la situation. Il est 17h30 et le panneau a l’entrée indique bien que le musée ferme a 18h. C’est aussi bien, si ce n’est mieux que de visiter le musée. C’est un peu comme si toute une troupe de théâtre s’était cassée la tête pour trouver comment me faire une bonne blague, une imposture, juste pour moi. Tant d’attention, c’est touchant !
Le lendemain, alors que je reprends le bus 50 pour aller me balader, je retrouve par hasard ma ticketeuse préférée. Les sourires pleuvent et l’amusement est de la partie. Je lui explique ou je vais et elle m’arrête pile poil au bon endroit, ce qui est une chance vu qu’ici les arrêts sont matérialisés par un reste de poteau…
Le contraste entre la ville et ce petit bout de nature est tel qu’il est un peu envoutant bien que ce soit le lieu de balade du dimanche de toute la ville. C’est un vrai bol d’air frais, une vraie coupure, une bonne respiration. On croirait avoir passé la porte magique d’un autre monde. Je me laisse guider par la petite vallée et fini par trouver un panneau avec la carte des столбы (stolby) : tant mieux, parce que je n’en ais pas ! Enfin, ce n’est qu’un schéma, sans échelle, sans nord, … J’ai décidé de me mettre a l’épreuve, alors je marche en Tshirt et coupe vent. A la fois pour me tester et tester mon matériel. Dans mon coupe vent en goretex, je sens ma transpiration saisie par le froid me glacer la peau. En haut du sommet, je quitte le chemin principal. Plus j’avance et plus le chemin se rétrécie pour n’être plus qu’un sillon dans la neige. Et puis les sillons se multiplient partant chacun dans autant de directions qu’il en faut pour faire un bon labyrinthe. J’active ma mémoire visuelle et me laisse guider par mon instinct (C’est vraiment stupide d’avoir oublie la boussole. Je ne la rangerais plus a part, dans la poche de sécurité…). La lumière est magnifique : a la fois perçante et douce. Certainement un peu maléfique. Je passe un premier stolby que je ne peux pas escalader et arrive a un deuxième qui se conquière en passant dans un petit tunnel. Au sommet, j’ai une belle vue panoramique sur les environs et je vois pointer les autres stolby comme des géants dont la tête dépasserait de la foret. Me voila dans leur monde. C’est un peu ventu, mais bien ensoleillé alors je décide d’y faire ma pause repas. D’habitude, je ne fais qu’un repas par jour avec de petits extras pour le plaisir. La, je compte sur lui pour me donner un coup de pouce pour les galères du retour. J’enlève ma veste et me retrouve en Tshirt manches courtes par -10 C. J’en profite pour faire une photo. Juste pour la provoc’. C’est un peu la galère pour manger parce que tous mes aliments sont durcis par le froid. Et puis, peu a peu, les mouvements de mes mains deviennent difficiles et lents. Couper du pain est dur parce que je ne sens pas ma force. Étaler du fromage a l’ail revient a déposer de petits amas sur une tranche de pain. Je file, il est temps, car en ayant mangé j’ai coupé l’effort de la machine qui me tenait au chaud. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal a me réchauffer. Même en marchant. Même en buvant du thé. Même en mettant ma polaire. Elle suffit juste a ce que mon corps maintienne cette température glaciale. Première hypothermie : j’ai atteins ma limite. Expérience réussie. Jalonné au froid sibérien, je me sens maintenant bien plus apte a juger du risque, plus tard, pour mes expés de plusieurs jours. Je préfère être en danger par choix qu’être surpris par le danger. Je passe devant les premières isbas de toute ma vie et rentre en mettant le turbo pour éviter de rester dehors par une nuit glaciale. Ce n’est que la chaleur du lit qui me ferra retrouver le bout de mes doigts.










